
Je suis née à deux rues du port, et je regarde encore l’heure de la marée
Mélissa, trente-deux ans, du Crotoy. Je pars une partie de l’année et je reviens à la baie entre deux départs. Ici, j’écris les deux : ce que je trouve loin, et ce que je sais de chez moi.
Grandir au Crotoy, entre le port et la digue
Rue de la Bassée, au Crotoy, la mer était le sujet de toutes les conversations avant même qu’on sache lire l’heure. Ma grand-mère ouvrait l’annuaire des marées comme d’autres l’horoscope : elle savait si c’était un jour à coques, un jour à rester sur la digue ou un jour à ne pas sortir les bateaux. J’ai gardé l’habitude. Avant de décider quoi que ce soit — une balade, un départ, un retour — je regarde à quelle heure la mer sera basse.
J’ai travaillé trois étés sur le port, deux hivers à Abbeville, et je suis partie à vingt ans avec un sac de neuf kilos. Je suis revenue au bout de six mois, repartie au bout de trois, et ça dure depuis. La baie n’a pas bougé ; c’est moi qui rentre et qui ressors, comme la mer.

La baie de Somme et le monde, au rythme des marées

Ce site a deux moitiés. La baie, parce que j’y suis née et qu’on me pose les mêmes questions chaque semaine : où se garer, à quelle heure voir les phoques, quel restaurant, quel camping — j’ai fini par écrire les réponses, avec les heures et les prix. Le monde, parce que je pars : cinquante pays racontés depuis le port, avec les trajets réels, les adresses testées deux fois et les erreurs que je ne referai pas.
Entre les deux, les jeux de lettres — les capitales et les pays lettre par lettre, nés d’une soirée de petit bac au Crotoy où personne ne trouvait de capitale en K. Il y en a onze.
« Je pars quand la mer descend. Je reviens quand elle monte. Entre les deux, il y a le monde. »
Un week-end sur mesure, un carnet, ou une collaboration
Mon week-end en baie
Deux jours écrits pour vos dates, calés sur la marée.
Le Carnet de la baie
Le guide de poche du Crotoy, à emporter sur le téléphone.
Voyager avec moi
Offices de tourisme, hébergeurs, marques : je viens, je vis le lieu, je raconte.
Pour m’écrire : le formulaire de contact, je réponds sous deux jours, sauf quand je suis sur un bateau.
